Accueil Communiquer Consignes Epidemio ingenieur ventilation stopcovid

Point crucial 2

Des consignes simples, justifiées et expliquées.


Mauvaise décision : l’obligation aveugle du port du masque dans la rue.

Imposer le port du masque dans la rue, quelle que soit la situation relève :

-de la gesticulation (« avec tout ce qu’on vous impose, vous ne direz pas qu’on n’a pas agi contre la COVID »)

-du mépris (en imposant le masque partout et tout le temps, même lorsqu’il ne sert à rien on augmente les chances qu’il soit porté lorsqu’il est vraiment utile, parce que le peuple est trop bête pour différencier les situations).

Cette contrainte est une double erreur :

-Elle nous prive,même lorsque c’est inutile,  de libertés nécessaires. Or, pour tous ceux qui travaillent avec un masque du matin au soir, être obligé de le mettre même dans une rue déserte et ventée pèse très très lourd.

-Elle discrédite les mesures gouvernementales quand l’adhésion volontaire de chacun est indispensable à la protection de tous. Cela donne des arguments en béton à ceux qui sont contre le masque et contre toute mesure.


En effet, chacun a été amené à marcher dans une rue peu fréquentée et avec un vent fort. Chacun a alors pensé « cette épidémie est gérée par un gouvernement incompétent, qui nous pourrit la vie inutilement et malgré cela n’empêche pas une deuxième vague ».

L’argument selon lequel le port du masque réduirait le risque de se toucher la bouche ou le nez avec des mains contaminées ne tient pas : le masque est l’accessoire le plus tripoté même si on dit « mettez-le et ne le touchez plus ».

Les bonnes consignes :

Chaque contrainte imposée doit viser un but précis et les étapes pour y parvenir. Le but est de stopper la diffusion du virus. On y parviendra :

-En réduisant la présence de virus dans l’air que les gens respirent.

-En réduisant la présence de virus sur les mains et le portage des mains aux points d’entrée.

Préalable : un masque incorrect ou incorrectement mis (sans couvrir le nez, par exemple) est considéré une absence de masque.


Consigne 1 : L’absence de port du masque dans un lieu clos ouvert au public doit être sanctionnée de façon dissuasive : 1000€ d’amende minorée (3000€ si elle a été injustement contestée). En cas de récidive ou de non-paiement : confinement forcé d’un mois dans une chambre d’hôtel aux frais du contrevenant.

Le message est simple : n’envisagez même pas d’entrer dans un lieu clos sans votre masque, correct et bien mis.

A ce jour, à Paris, aucun contrôle visible dans les lieux clos, beaucoup dans la rue, quand ce devrait être l’inverse.

5% portent leur masque sous le nez dans une grande surface le 24/10/20 (42 000 nouveaux cas la veille). On peut estimer que c’est peu. Mais ce sont ceux qui ont le plus de risque d’être porteur du virus. La police en civil doit entrer dans les magasins et verbaliser sans aucune possibilité d’indulgence.


Consigne 2 : L’aération doit être maximale partout.

A Paris, les bus et métros circulent fenêtres généralement fermées (même cet été), en pleine épidémie. Une consigne dangereuse de fenêtre fermées au départ semble rester en vigueur.


Les taxis et VTC devraient avoir au moins une ou deux vitres baissées.

Au lieu de déconseiller l’usage des ventilateurs, mieux vaut en conseiller l’usage en extraction (le ventilateur souffle l’air vers l’extérieur par une fenêtre ouverte).

Les établissements recevant du public (restaurants, magasins…) devraient maintenir les portes et fenêtres ouvertes, être encouragés à créer des courants d’air ou installer des brasseurs d’airs en extraction.

Consigne 2 : Définir quand le port du masque est obligatoire en extérieur (et dans ces situations, fumer, boire manger est donc interdit) :

-Lorsque l’on est plus de 3

-Lorsque l’on parle en étant à plus de 50cm de la personne à laquelle on parle (nul ne doit être amené à passer entre deux personnes qui se parlent, et pulvérisent leurs postillons), ou lorsque l’on parle avec un bruit ambiant important (=il sera donc impossible de manger dans un restaurant bruyant).

-Lorsqu’il y a « du monde » selon les exemples vidéos et photographiques qui seront diffusés par le gouvernement.

L’amende minorée est de 300€ (un peu de monde) à 1000€ (forte densité, gênant la marche, ou groupe stationné -par exemple à un arrêt de bus).


Activée largement, l’application Stop-covid pourrait quantifier le risque de contamination et indiquer en temps réel si on peut retirer son masque.


Consigne 3 : Dans les marchés, les vendeurs sans masque sont personnellement redevables d’une amende triple et d’une interdiction de 6 mois, car ils font courir le risque de devoir fermer les marchés.


Consigne 4 : Interdire le port de gants de protection sauf pour les soignants (et en cas de lésions de la peau). Les porteurs de gants qui touchent à tout en se croyant protégés et disséminent les virus sont dangereux pour les autres, mais aussi pour eux-mêmes. Le virus ne traverse pas la peau. La protection de soi et des autres est la destruction du virus et non sa concentration sur des gants qui ne protègent pas mieux que la peau et seront des déchets contaminants.


Consigne 5 :

D’autres consignes, telles que couvre-feu, fermeture des bars, des restaurants peuvent être prises « en catastrophe » sans connaître leur efficacité. Par la suite, elles devront être prises avant que la situation ne soit trop dégradée, et en se donnant les moyens d’étudier l’efficacité de chaque mesure.


Note 1 : « Toussez et éternuez dans votre coude : bien mieux que la main. Mais ne vous tapez pas le coude entre amis. ». Cela devrait être diffusé.


Note 2: Les joggeurs sans masque dégagent un important cône de postillons derrière eux. S’ils sont deux, il faut qu’ils soient bien côte à côte. Quant aux modalité de protections des piétons et autres joggers, plusieurs alternatives doivent être discutées et appliquées d’urgence.


Et puis des règles d’hygiène qui auraient dû être imposées avant même l’épidémie :

*Disposer partout (lave-vaisselle, tiroirs) les couverts de façon à ce que les professionnels puissent ne toucher que le manche

*Pouvoir sortir des lavabos des lieux publics sans rien toucher (=une porte qui se pousse pour sortir,  sans avoir à toucher une poignée)

*Imposer une norme pour les cuvettes de w.c. (pour les installations à venir) : le système de chasse d’eau français pulvérise 1000 fois plus de gouttelettes infectantes que le canadien.

Au Canada, la géométrie de la cuvette crée un vortex : l’évacuation se fait par tourbillon et siphonnage, avec un minimum d’éclaboussure

*Créer et imposer sans délai des abattants avec couvercle suffisamment étanche pour tous les w.c. des lieux publics : il faut fermer le couvercle avant de tirer la chasse.

Page suivante : des consignes graduées

Cliquez ici